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Thinking Machines Lab signe un contrat multi-milliards avec Google Cloud
La startup de Mira Murati obtient un accès prioritaire aux puces NVIDIA GB300 via Google Cloud, devenant le troisième labo frontier à s'adosser à l'infrastructure de Google ce mois-ci.
Thinking Machines Lab signe un contrat multi-milliards avec Google Cloud
Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, vient de lier le destin de sa startup à l'infrastructure de Google. Thinking Machines Lab, fondée en février 2025, a conclu un accord multi-milliards avec Google Cloud pour accéder aux toutes dernières puces NVIDIA GB300 et aux services d'entraînement associés.
Un accord de compute au coeur de la stratégie
Le contrat, dont la valeur se situerait en milliards de dollars selon TechCrunch, couvre l'accès aux puces GB300 d'NVIDIA ainsi que les services d'infrastructure nécessaires à l'entraînement et au déploiement de modèles. Google a précisé que sa plateforme peut absorber les charges d'apprentissage par renforcement sur lesquelles repose Tinker, le premier produit de Thinking Machines Lab. Tinker, lancé en octobre 2025, automatise la création de modèles IA personnalisés à partir d'un socle frontier.
Thinking Machines Lab devient ainsi le troisième laboratoire frontier à contractualiser avec Google Cloud ce mois d'avril, après Anthropic et Meta. L'accumulation de ces accords illustre la stratégie de Google : fidéliser les acteurs majeurs de l'IA générative via l'accès à une infrastructure rare, avant même que leurs besoins en compute n'atteignent leur plein régime.
Une startup au profil atypique
Créée il y a à peine quatorze mois, Thinking Machines Lab avait levé 2 milliards de dollars lors d'un tour d'amorçage à une valorisation de 12 milliards. La vitesse d'ascension est spectaculaire, mais les inconnues restent nombreuses : le portefeuille de modèles est encore limité à Tinker, le marché des modèles frontier est saturé d'acteurs bien capitalisés, et la dépendance à un fournisseur cloud unique crée une contrainte stratégique dès le départ.
Du côté positif, le lien avec Google va au-delà du simple accès au matériel. Google a souligné sa capacité à soutenir les architectures d'apprentissage par renforcement, une approche qui a permis des avancées récentes chez DeepMind et OpenAI. La qualité de ce soutien technique, autant que la puissance de calcul elle-même, pourrait s'avérer déterminante.
Ce que ça signifie pour vous
Pour les développeurs et les créateurs qui suivent l'écosystème IA, cet accord confirme deux tendances de fond. D'abord, les contrats d'infrastructure cloud deviennent un signal de crédibilité autant qu'un outil opérationnel : signer avec Google ou AWS revient à obtenir un label de confiance auprès des investisseurs et des partenaires. Ensuite, la concentration du compute entre quelques fournisseurs (Google, AWS, Azure) renforce leur pouvoir de sélection sur les acteurs qui accèdent aux puces les plus récentes, bien avant leur disponibilité générale.
Sources : TechCrunch · eWeek · LatestLY
